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Hakim Marrakchi, à l’écoute des opérateurs du Tourisme

Hakim Marrakchi, à l’écoute  des opérateurs du Tourisme

Aujourd’hui, mardi 8 mai 2018, Hakim Marrakchi, et sont binône Assia Benhida, candidats à la Présidence de la CGEM est venu à la rencontre des professionnels de la Confédération Nationale du Tourisme. L’homme ne mâche pas ses mots. Pour Hakim Marrakchi, l’objectif est de remettre le secteur à la place centrale qu’il mérite. Entretien avec le candidat.

Monsieur Marrakchi, la CNT est aujourd'hui divisée, sur le retour ou non de la CNT à la CGEM, d'autant que jamais une fédération qui a été externalisée n'est revenue... Ce serait une première, qu'en pensez-vous ?

Je n’ai aucun dogmatisme en la matière surtout que, dans le fond, la CNT, qu’elle soit  externalisée ou internalisée est membre de la CGEM. La différence se joue plus en termes d’autonomie financière et au niveau du droit de vote de la Fédération en tant que telle. Mais il faut savoir que tous les membres d’une fédération interne votent donc cela ne change pas beaucoup et une Fédération externalisée n’est ni plus ni moins influente qu’une Fédération internalisée.

Lors du symposium sur le Tourisme qui s'est tenu le 11 avril dernier à Rabat, Meryem Bensalah a fait une sortie très virulente... selon elle, le secteur fait du sur place depuis 2010 et évoluerait aujourd'hui en roue libre... Partagez-vous son analyse ?

Force est de constater que le secteur a peu progressé depuis 2010.

Le plan Azur n’a pas eu l’impact  escompté. Nous avons connu des progressions intéressantes la décennie passée essentiellement grâce à l’open Sky et au a la progression de la “ destination  MARRAKECH “ mais au total, notre “offre touristique“ a peu évolué depuis. Malgré quelques efforts, notre stratégie commerciale de diversification en provenance des marchés émetteurs reste assez timide et nous avons encore du mal avec certaines niches ainsi que sur le développement d’offres de  loisirs et de divertissements en phase avec les attentes des voyageurs nationaux et internationaux.

Le tourisme est un secteur productif classé N°1 en rapatriement de devise et n°2 en création d'emplois... Pourtant les opérateurs privés du secteur se sont souvent sentis délaissés par la CGEM. Si vous êtes élu Président, que pouvez-vous leur promettre ?

LA CGEM ne peut pas se substituer aux fédérations sectorielles mais elle les accompagnera dans leur développement et les encouragera à définir et à réglementer leurs professions. Nous participerons tous ensemble à la veille et à la surveillance des marchés et nous élargirons notre offre de services et d’accompagnement pour les adhérents avec des tarifications adaptées selon le statut (adhérents directs, adhérents indirects, non membre). Bien évidemment le tourisme est un secteur stratégique, il impacte non seulement d’autres secteurs mais il est un employeur crucial et un pourvoyeur essentiel de devises. Il joue un rôle important dans notre économie et à ce titre nous interviendrons chaque fois que nécessaire pour permettre au secteur et à ses opérateurs d’atteindre les conditions optimales de développement et de croissance. Nous devons faire évoluer positivement notre stratégie dans ce domaine et la mettre en œuvre  de façon efficiente et efficace et nous sommes mobilisés pour ce faire.

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