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Bonnets d’ânes au lieu de bonnets rouges

Bonnets d’ânes au lieu de bonnets rouges Ali Ghator Chroniqueur

Cette semaine, dans cette tribune libre, Ali Ghator revient a la charge avec un sujet qui a fait le buzz cette semaine : la mise en place de la taxe aérienne de promotion touristique. Le moins que l’on puisse dire c’est que le sujet a inspiré notre chroniqueur.   En France, le projet de mise en place de l’ecotaxe a fait couler beaucoup d’encre et poussé les Bretons à porter les fameux bonnets rouges en signe de protestation contre cette taxe, qui pourtant comme le soulignent certains, en particulier les écologistes , serait une bonne taxe. Au Maroc, l’annonce de la mise en place d’une nouvelle taxe aérienne de promotion touristique ne semble pas émouvoir les professionnels du tourisme outre mesure, étant bien entendu que cette dernière vient combler le déficit de la loi de finances 2014, qui a oublié le Tourisme dans son dernier projet ce qui discrédite l’exécution des fameux contrats de promotion régionaux que le Ministre s’est empressé de signer tout au long de l’année en cours. La mise en œuvre de ces CPR est programmée pour l’année 2014, les lois organiques instituant les Agences de développement Touristiques sont introduites dans le circuit législatif, nous dit on ! Ce sont ces fameuses ADT qui devront piloter les CPR avec une nouvelle gouvernance et surtout des moyens financiers autres que ceux dont disposent aujourd’hui les territoires touristiques. Or si cette nouvelle taxe va pourvoir à la promotion des territoires, comment vont ils fonctionner faute de budget dédié et programmé dans la loi de Finances ? Les professionnels ont l’impression que la tutelle est dans l’improvisation totale faute de moyens et qu’elle s’évertue à faire diversion par des effets d’annonce sans être explicite sur leur mise en application. Pour revenir à cette nouvelle taxe, il serait important d’en définir de manière détaillée, les périmètres ainsi que les assujettis pour en connaître les retombées exactes en terme de recettes. 2014 est une année charnière pour le tourisme, et faute de moyens, ce n’est pas les bonnets rouges que nous allons porter, mais des bonnets d’ânes. Ali Ghator

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