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La CNT participe au livre blanc de la CGEM

La CNT participe au livre blanc de la CGEM

La CGEM a présenté ce 15 octobre, ses propositions pour l’opérationnalisation du Nouveau Modèle de Développement du Maroc à l’horizon 2035, dans un «Livre Blanc» de 168 pages. La Confédération Nationale du Tourisme y a pris part et présenté ses priorités pour le secteur.

Le Livre Blanc de la CGEM ayant pour vocation de communiquer les priorités de plaidoyer et d’actions du secteur privé, afin de déployer le nouveau modèle de développement avec efficience et succès, toutes les forces vives de la confédération se sont mobilisées pour présenter les positions de leur secteur sur différentes thématiques développées dans le rapport du NMD et ont rédigé collectivement ce Livre Blanc comportant 34 articles, axé sur les thématiques qui interpellent les entreprises ou impactent leur capacité à contribuer au NMD.

La CGEM, à travers la Confédération Nationale du Tourisme, est totalement engagée pour la réussite du déploiement et de l’exécution des recommandations du rapport sur le Nouveau Modèle de Développement en gardant 3 principes prioritaires : la co-construction, la compétitivité et la durabilité.

Le renforcement de la démarche collaborative de co-construction avec les pouvoirs publics est plus que jamais nécessaire, afin de relever les défis liés au développement du voyage et de contribuer ainsi à un développement équitable, inclusif et durable des territoires.

La CNT insiste sur le fait que transversalité du secteur et multiplicité des acteurs imposent la mise en place d’une «task-force» public-privé au niveau de l’exécutif pour assurer un pilotage efficace avec un mandat fort de modernisation et de développement du secteur. Cette «task-force» devra s’appuyer également sur des outils de pilotage et de monitoring fiables et efficaces.

Toujours selon la CNT, une place touristique forte impose, en outre une gouvernance conjointe entre le public et les opérateurs sur tous les sujets (que ce soit dans la conception de l’offre ou dans la planification de la formation, de la promotion ou dans le support aux entreprises) et doit, par nature, être la plus territorialisée possible.

A côté de celà, il y a un certain nombre de mesures importantes qui doivent être mises en place pour répondre à la situation actuelle du tourisme.

Pour cela, 3 actions majeures s’imposent :

  • Beaucoup d’entreprises touristiques ayant consommé leurs fonds propres pour garder leurs cadres ou leurs loyers, se retrouvent aujourd’hui avec une situation financière déséquilibrée. Il est donc nécessaire de traiter les bilans des entreprises de façon intégrée, en injectant des quasi-fonds propres via un fond sectoriel adossé au Fonds Mohammed VI, permettant de renégocier les dettes des entreprises et ainsi, de nouveaux investissements.
  • Il est également important de stimuler l’investissement au niveau régional dans les activités d’animation et de création d’offres touristiques adaptées aux territoires et aux consommations. Pour cela, des fonds régionaux spécialisés devraient être créés pour accompagner les porteurs de projets et supporter une partie de l’investissement pour créer de nouveaux acteurs et étoffer l’offre Maroc.
  • Il est tout aussi nécessaire d’accompagner les entreprises dans leur transformation pour suivre les tendances mondiales dans la qualité de service, en créant des programmes d’accompagnement adossés à des centres d’excellence, et subventionnés par l’État pour les PME touristiques à une certaine hauteur, à l’image de ce qui existe pour les PME industrielles.

Par ailleurs, La CNT prône la stimulation de la demande :

  • En ce qui concerne les marchés émetteurs internationaux, l’aérien reste le levier principal. Il faut un plan offensif avec les acteurs structurants de ce secteur pour la reconstruction et la diversification des autoroutes aériennes. Les flux touristiques marocains doivent viser 1,2% du flux mondial à terme, avec une augmentation des recettes de voyage en devise de 10% par an, afin de devenir la première source de devise pour l’économie nationale. Pour cela, des partenariats avec les compagnies aériennes, véritables prescriptrices pour le tourisme, doivent être une priorité et les régions concernées peuvent contribuer financièrement au même titre que l’ONMT.
  • Quant au tourisme local, des mesures d’appui à la demande interne sont nécessaires afin de renforcer l’accès des citoyens marocains à une offre en transport, en hébergement et en animation adaptée à leur pouvoir d’achat. Des chèques vacances défiscalisés peuvent être proposés à large échelle.

Ainsi, avec ce livre blanc,  la CGEM est appelée à jouer un rôle important dans la mise en œuvre du pacte national pour le développement. La CNT de Hamid Bentahar compte bien intégrer le secteur du tourisme dans cette dynamique.

 

 

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