L’arrivée de Jalal Charaf à la tête du ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire suscite un véritable enthousiasme chez les opérateurs. Son parcours, son expertise et son humilité inspirent confiance.
La nomination de Jalal Charaf à la tête du département du Tourisme semble faire l’unanimité parmi les professionnels. Dans un secteur qui attend beaucoup de sa tutelle, l’arrivée de ce centralien, à la fois homme de réflexion et de terrain, est perçue comme le signal d’une nouvelle dynamique. Une tête bien faite, une solide culture de l’entreprise et une personnalité accessible qui suscitent déjà de fortes attentes.
Pour certains opérateurs, le nouveau ministre est loin d’être un inconnu. Son passage à la direction générale déléguée de la CGEM, entre 2019 et 2021, lui a permis de tisser des liens avec le monde entrepreneurial et d’acquérir une connaissance concrète des réalités économiques. Une expérience particulièrement appréciée dans une industrie où le secteur privé constitue le principal moteur de développement.
«Nous avons besoin d’un ministre qui comprenne nos entreprises et sache nous écouter», confie un hôtelier, résumant un sentiment largement partagé. Car au-delà de son parcours académique et professionnel, c’est aussi la personnalité de Jalal Charaf qui séduit. Ceux qui l’ont côtoyé décrivent un homme humble, accessible, rigoureux, davantage porté sur le dialogue et la recherche de solutions que sur les postures.
Autre atout majeur, son expertise dans l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies. Ancien président du Conseil de l’intelligence artificielle de l’UM6P et directeur général de l’École Centrale Casablanca, Jalal Charaf possède une connaissance approfondie des transformations numériques qui redessinent aujourd’hui les modèles économiques.
En avril 2025, à l’occasion du Gitex Africa à Marrakech, il avait notamment signé, aux côtés de Hamid Addou, PDG de Royal Air Maroc, un partenariat stratégique entre l’École Centrale Casablanca et la compagnie nationale. Cette collaboration, inscrite dans le programme RAM Digital Open Innovation, portait notamment sur l’intelligence artificielle, le machine learning et le développement de solutions innovantes au service de la performance.
Une expertise qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour l’industrie touristique marocaine. Connaissance des voyageurs, exploitation des données, personnalisation des expériences, anticipation des flux, compétitivité des entreprises… Les champs d’application sont immenses. «Le tourisme a besoin d’un temps d’avance. Son expertise technologique est une vraie chance», estime un agent de voyages.
Pour les organisations professionnelles, cette nomination nourrit également l’espoir d’un dialogue renouvelé entre le ministère et les acteurs du terrain. «Nous attendons un partenaire qui construise avec nous, pas simplement une tutelle», souligne un responsable associatif.
À l’approche des grandes échéances internationales du Royaume, le tourisme marocain entre dans une phase décisive de son développement. Les professionnels savent que les ambitions du secteur exigent autant de vision que de méthode, autant de compétences que de capacité à fédérer.
Après le temps des discours, les professionnels espèrent celui de l’intelligence collective et de l’action.









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