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CRT Marrakech : Hamid Bentahar gagne par KO

CRT Marrakech : Hamid Bentahar gagne par KO

À Marrakech, l’élection à la présidence du Conseil régional du tourisme aura tourné court. La reconduction de Hamid Bentahar, après un scrutin au score exceptionnel, confirme le poids d’un parcours construit au sommet de l’industrie touristique mondiale et d’un engagement de longue date en faveur de Marrakech et du Maroc. Face à lui, la candidature d’Imane Rmili n’aura pas réussi à installer le rapport de force qu’elle espérait.

Le verdict est tombé avec une netteté qui se passe presque de commentaires : 13 voix pour Hamid Bentahar, une seule pour Imane Rmili. Un véritable KO électoral, tant l’écart entre les deux candidatures traduit le rapport de confiance établi au sein du CRT.

Pour comprendre ce résultat, il faut regarder au-delà du scrutin et revenir au poids de Marrakech dans l’industrie touristique marocaine. La ville concentre une part majeure des flux internationaux, dispose d’une puissance hôtelière exceptionnelle et s’est imposée comme une marque mondiale. Son influence dépasse largement les frontières du tourisme : aviation, événementiel, luxe, restauration, culture, loisirs, MICE et investissement composent un écosystème dont les performances rejaillissent sur toute la région.

Dans cette mécanique, le CRT occupe une position stratégique. Et son président doit connaître les réalités du secteur avec suffisamment de profondeur pour parler aux professionnels comme aux institutions, aux marchés internationaux comme aux acteurs locaux.

Sur ce terrain, Hamid Bentahar possède une expérience difficile à égaler. Une carrière de 35 ans au sein du groupe Accor qui est devenue une véritable success story. Ajouté à cela un lien avec Marrakech qui remonte lui aussi à ses débuts professionnels. Il y commence sa carrière au Palmariva Marrakech et prend la présidence du CRT dès 2008. Depuis, il a consacré une partie importante de son engagement professionnel à la promotion de la destination et, plus largement, au développement touristique du Maroc.

Cette longévité compte. Elle signifie une connaissance accumulée des hommes, des entreprises, des marchés et des institutions, mais aussi une capacité à porter Marrakech dans les réseaux internationaux du tourisme. Le choix d’un hôtelier à la tête du CRT prend ainsi une autre dimension. L’hôtellerie demeure l’un des principaux moteurs de Marrakech.

La candidature d’Imane Rmili s’inscrivait dans une autre logique. Mais encore fallait-il transformer cette ambition en adhésion. C’est précisément là que le scrutin aura été sévère. Face à un président sortant installé, connu et reconnu de tous, doté d’un parcours international de premier plan et profondément identifié à Marrakech, la candidature d’Imane Rmili n’aura pas réussi à créer l’élan nécessaire pour faire basculer un temps soit peu le rapport de force.

Le résultat ressemble dès lors moins à une alternance manquée qu’à une démonstration de confiance envers un homme dont le secteur connaît depuis longtemps le parcours et l’engagement. Dans l’attente donc d’une vraie relève, compétente et motivée, la suite appartient désormais à Hamid Bentahar.

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