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CAN oula ma CAN ?

CAN oula ma CAN ? Ali Ghator Chroniqueur

Dans quelques jours le rideau va tomber sur le Mondial du Brésil, une compétition qui malgré les manifestations des laissés pour compte des favelas, a tenu ses promesses en terme d’audience et de visibilité, pour ce pays, qui est et qui restera synonyme de Samba, de plages, de couleurs et de joie de vivre.

Le football est un sport qui a la faculté de fédérer toutes les couches de la société et de donner, l’espace d’un moment, du plaisir à ses adeptes qu’ils soient dans le terrain, ou devant leur poste de télévision. Aucune émission télévisée ne peut faire le poids devant un match au sommet et c’est pour cette raison que les spots publicitaires se négocient à coup de millions de dollars.

Le pays organisateur profite de l’événement en ce sens que pendant toute la période qui le précède il bénéficie d’une communication à grande échelle et s’il a la chance d’être une destination touristique, il pourra capitaliser pour améliorer sa notoriété. C’est le cas du Brésil, et c’est aussi le cas du Maroc.

Notre pays, organise la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) en 2015, et sans avoir la même portée que la coupe du Monde, il n’en reste pas moins, que c’est une compétition internationale qui verra s’affronter les meilleures nations africaines. Elle est prévue du 17 janvier au 08 Février ce qui veut dire qu’il ne reste plus que cinq mois pour s’y préparer sachant que la liste des 32 équipes participantes sera définitivement connue à la fin du Mois d’aout de cette année.

A ce jour, aucune communication n’est faite autour de cet événement, ni par la Fédération Royale Marocaine de Football, ni par Le Ministère de la jeunesse et des sports et ni par Le Ministère du Tourisme et encore moins par l’ONMT.

Apres la tournée Royale en Afrique et sachant que la CAN aura lieu au Maroc, il eut fallu profiter de l’initiative royale pour communiquer autour de l’évènement d’autant plus que les pays visités sont d’ores et déjà qualifiés pour la phase finale.

On a pensé un moment que la convention qui a été signé dernièrement, et qui annonçait une nouvelle dynamique économique valorisant l’accueil des évènements sportifs internationaux d’envergure, mettrait en place des engagements liant les deux ministères pour justement cette CAN et aussi la coupe du Monde des Clubs qui aura lieu en décembre de cette année. Non, il n’en n’est pas question dans le document final, qui traite d’autres sujets ayant trait à la jeunesse, à son épanouissement et à son insertion dans la vie sociale. Vaste programme qui s’inscrit dans la stratégie nationale intégrée des jeunes 2015-2030.

Alors, on va faire comme « Dab », c’est à dire attendre les dernières semaines pour essayer de rattraper le retard accumulé en confondant vitesse et précipitation, afin d’assurer la réussite de l’évènement.

Dans ce décalage, le secteur privé a également sa part de responsabilité et devrait se préparer à accueillir les 15 nations qui séjourneront à partir de la mi janvier, période de très basse saison, à Marrakech, Tanger, Agadir et Rabat. Or, ici aussi, le sujet ne semble pas être d’actualité, à croire que chaque acteur compte sur l’autre pour siffler le début de la mobilisation. Yes we CAN …may be…

Ali Ghator.

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